Faut-il croire la presse?
Cherchez les électrons libres dans l’article qui suit…. Ou plutôt, ne cherchez pas, il n’y en a pas. Ils ne sont que dans le titre !
Dans son édition du 26 mai, le Midi-Libre continue à distiller l’idée que chez les Verts, chacun tire dans son coin. Imparable, et vendeur. Pas si sûr…
Vous trouverez ci-dessous le contenu de cet article, pour vous faire une idée personnelle. J’ai envie de vous donner mon sentiment, très brièvement.
Il est sain que dans la situation politique actuelle, très incertaine, des débats stratégiques soient lancés. La question des alliances est ouverte, chez les Verts comme partout. Notre objectif est de faire partager nos idées et d’imaginer comment les concrétiser. Certains Verts préfèrent une alliance privilégiée avec le PS, d’autres réfléchissent à des stratégies plus ouvertes. C’est ce que j’ai exprimé, en soulignant que les Verts peuvent être l’anneau manquant entre la gauche classique et le centre humaniste.
Mon sentiment profond est que les Verts sont uniques dans le paysage politique. Nous sommes les seuls à imaginer un avenir meilleur dont le moteur ne serait pas une illusoire croissance indéfinie, mais une redistribution équitable, basée sur l’efficacité, la solidarité et la sobriété. Les seuls à vouloir faire de l’écologie une clef de lecture de l’efficacité de notre société.
Pour ce message là, les Verts sont et seront toujours unis.
Christian Dupraz
Midi-Libre : Edition du 26 Mai 2007
La planète écolo demeure le jardin des électrons libres
Dans la région, comme en Aveyron, les Verts s'alignent dans (presque) toutes les circonscriptions. Avec les socialistes, la rupture est consommée.
L'écologie politique vécue chez les Verts donne le tournis.
Depuis longtemps. Question débat interne, c'est musclé. « Dans la région, les Verts ont un peu de mal à montrer un visage uni » résume Maryse Arditi, figure emblématique du mouvement. Pas de visage uni et pas plus de stratégie régionale pour ces législatives. Cette même Maryse Arditi, conseillère régionale mais pas candidate, est devenue très pragmatique : « A l'occasion des présidentielles, la vie politique française a explosé. Si demain, les idées de l'écologie politique peuvent avancer plus vite dans le monde associatif que dans la sphère politique, n'hésitons pas... ». N'être plus simplement protestataire, mais résolument constructif, c'est le credo de Maryse Arditi, consciente que le scrutin majoritaire écrase sa formation.
« On a pris acte que la période gauche plurielle est révolue », martèle Jean-Louis Roumegas, partant sur la première circonscription de Montpellier, où le candidat de l'UMP n'est autre que Christian Jeanjean. Roumegas, maire adjoint à Montpellier n'en démord pas : « Il faut réaffirmer nos idées. Aujourd'hui, seuls les Verts portent l'écologie de manière autonome. Les parlementaires socialistes de la région, on ne les entend pas sur l'écologie ». Elu de l'agglo de Montpellier, Jean-Louis Roumegas vient cependant de se faire tacler par... cinq élus Verts, sur un groupe de neuf, de cette même agglo ! On en revient à la vigueur du fameux débat interne. « Faire vivre l'écologie politique ne passe pas par des tactiques politiciennes. Lors du dernier conseil d'agglo, la moitié des élus Verts n'a pas cautionné la position de Roumegas tendant à renvoyer dos-à-dos le député-maire de Palavas, Christian Jeanjean, et l'Agglo », lancent les signataires disciples de « l'autonomie contractuelle ». Ils dénigrent l'idée selon laquelle « il faut empêcher tel socialiste d'être élu au premier tour ».
Sur la deuxième circonscription de Montpellier, le Vert Christian Dupraz est en lice. Tout comme le socialiste André Vézinhet, grand favori. Dupraz, nouveau secrétaire des Verts à Montpellier voudrait jouer les trouble-fête. Il en est sûr : « Ce sont nos alliances qui nous ont marginalisés. A Montpellier, nos partenaires socialistes se sont englués dans des habitudes détestables. Je me pose comme un arbitre du second tour ».
Les Verts affirment qu'ils ont opéré une clarification dans leurs rangs. Ils disent présenter un visage homogène. Et sont nombreux à penser : « On s'est trop fait avoir dans les associations avec le PS ». Reste à savoir avec qui passer d'éventuelles alliances... Christian Dupraz juge que les Verts sont « le lien manquant entre la gauche et un centre humaniste ». La clarification ne sera pas limpide pour tout le monde.
Anthony JONES
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